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Young Empires - Electro pop pleine puissance ! PDF Imprimer Envoyer

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Aussi à l'aise dans les remix (le dernier sur Two Doors Cinma Club est une bombe - à écouter sur Le site "My Life is Acid") que dans les compositions maisons, le trio de Toronto semble bien parti pour s'installer dans le paysage musical. Pas d'EP sorti, juste cinq "démos" sur leur myspace, relayées par de belles vidéos youtube et le buzz est lancé.

Crée il y a tout juste un an à Toronto, ce trio, composé de Robert Aaron Ellingson, Jake Palahnuk et Matthew Vlahovich a notamment joué dans les premières parties de Jamaïca (Petits français qui s'exportent très bien) ou encore Warpaint.

Voici, l'exemple parfait d'un groupe qui n'a pas besoin de signer sur un label pour tourner et drainer un public de plus en plus nombreux.

Souhaitons leur de passer l'Atlantique et venir jouer en France pour notre plus grand bonheur !

 

Young empires, le trio

 
JIM SHAW PDF Imprimer Envoyer

Chef de file surréaliste ou la vision inversée d'un « american dream »

 

 

Jim Shaw, quinquagénaire à l'allure respectable et au phrasé nonchalant, naît en 1952 à Midland, ville anonyme de cette Amérique anonyme.
Ado, il cultive un certain sens du « décalage », entre Donnie Darko et Virgin Suicides, collectionnant les Mad Magazine et dévorant les séries B comme un cheval boit de l'eau.
Fort de cette sub-culture dans l'ère du temps, en pleine guerre du Vietnam, Jim Shaw s'inscrit aux beaux-arts de Détroit et y croise Mike Kelley.
Les deux compères ne se quittent plus et décident de partir suivre les courts du CalArts, l'institut d'art californien, plus pour la piscine et le festival de film 16mm que pour les profs conceptuels.
Bien installé en Californie, qu'il ne quittera plus, Jim travaille pour l'industrie cinématographique en peignant des décors de série B et en réalisant des effets spéciaux, très spéciaux, pour des films à micro-budgets. Il croise alors une faune toute aussi déjantée que lui : Terence Malick ou encore Stanley Kubrick.
Entre-temps, en collectionneur génial et digne représentant d'une Amérique shizoïde et trash, Jim Shaw bâtit son oeuvre sur le terreau fertile des obsessions, névroses et valeurs collectives d'une Amérique complexe et décomplexée.
De sa première série « My Mirrage » en passant par l'incroyable accumulation d'oeuvres de monsieur et madame Toulemonde, ses « Thrift Store Paintings », que Shaw déniche sur Ebay ou dans des brocantes à deux sous, pour arriver à « left behind #3 », vision apocalyptique post 11 septembre, Jim Shaw n'a de cesse de mettre le point sur une société américaine freak et déviante, obsédée et obsédante, donnant à voir une perception de la condition humaine inquiétante et sans repères.

 
Simone de Beauvoir Rock n' roll ? PDF Imprimer Envoyer

 

Ah… Simone, déjà cent ans que tu est née (puis morte aussi); des dizaines de livres sont sortis à cette occasion, tu as fais la couverture en tenue d'Eve du Nouvel Obs, les féministes te célèbrent et moi; moi, j'aurai bien aimé vivre ton siècle et avoir le plaisir de t'embrasser sur les deux joues, d'abord.

Simone, tout de même, quel sacré numéro tu étais, à partager tes amantes avec monsieur S., à parcourir le monde et les chambres d'hôtel pour vivre intensément tous ces instants qui ont fait l'histoire…

A mon avis Simone, si tu vivais mon siècle à moi, je te verrais bien faire la bringue au Baron à Paris, débattre du genre avec des féministes de tous poils, t'engueuler avec quelques intellectuels bon chic bon genre. Il est vrai qu'à te lire, on ne devine pas à quel point tu as pu être une sacré fripouille (fiesta à Saint germain des prés, à l'appart etc…), hors norme et surper classe dans le genre décadente (c'est un compliment Simone, ne te retourne pas dans ta tombe).

Ahhhh Simone, j'aurais tellement aimé que tu dynamites notre société avec ton franc parler, ta complexité, ton “état d'être”. Tu nous aurais envoyé un peu d'air frais anti conventionnel, toi qui luttais contre le conformisme à ta manière. Je ne t'ai pas connu et pourtant ta liberté de vivre, de dépasser les codes est un vrai bonheur, l'existentialisme ma raison d'être et c'est un peu grâce à toi.

Alors Simone, oserais-je dire ma tendre Simone, ma très chère Simone, merci pour tout car avec les traces que tu as laissé (ainsi que ton illustre compagnon), je sais maintenant qu”on ne vit pas l'histoire, on la fait”.

 

Photo de Simone de Beauvoir par Art Shay - Chicago - 1967